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DIY : 21 oiseaux migrateurs qui passent au-dessus de nos têtes !

Processus saisonnier indispensable à la survie et à la reproduction de nombreuses espèces de l’avifaune, les migrations prénuptiale et postnuptiale représentent de véritables défis pour les oiseaux migrateurs chaque année. La reproduction de ces oiseaux dépend de conditions de température, de nourrissage et d’habitat précises. Au retour des beaux jours, nos grands voyageurs reviennent toutefois avec plaisir sous nos latitudes. Zoom sur une vingtaine d’oiseaux migrateurs observables dans le ciel au printemps et à l’automne.

Pélicans, des oiseaux migrateurs qui se rassemblent dans les marais

1 | Balbuzard pêcheur : l’oiseau migrateur expert de la pêche

Le balbuzard pêcheur est un rapace diurne et majestueux connu pour sa pêche spectaculaire.

L’espèce entame sa migration prénuptiale vers des régions plus chaudes à partir du mois de septembre. Son périple l’emmène jusqu’en Afrique subsaharienne. Il revient au mois de mars ou d’avril selon les années.

Le balbuzard pêcheur est reconnaissable en vol par ses ailes longues et courbées avec des marques sombres dessous. Il accuse une silhouette plutôt lourde.

Balbuzard pêcheur qui attrape un poisson et s'envole

2 | Bergeronnette printanière : une couleur jaune immanquable

Petite et gracieuse, la bergeronnette printanière est un oiseau insectivore au plumage contrasté. Son comportement est vif et vous pouvez souvent l’observer près de l’eau.

Comme de nombreux oiseaux migrateurs, elle part vers l’Afrique de l’Ouest à l’automne et sa migration postnuptiale s’effectue au printemps.

La bergeronnette printanière vole généralement bas, avec un battement rapide des ailes suivi de courts glissements. Son plumage jaune vif est caractéristique.

Bergeronnette printanière perchée sur une tige de fleurs jaunes

3 | Canard Colvert : un plumage aux reflets bleus typiques

Le canard colvert s’identifie facilement grâce au plumage coloré du mâle.

C’est un oiseau sédentaire ou migrateur partiel. En effet, il passe la saison froide dans les régions méridionales ou côtières plus douces.

De ce fait, les canards colverts du nord du pays migrent à l’automne vers le sud pour revenir au début du printemps.

En vol, les mâles colverts montrent leurs ailes colorées avec des miroirs bleus. Le vol est rapide avec de fréquents battements d’ailes.

Canard Colvert en train de voler au-dessus d'un lac
Comment les oiseaux migrateurs peuvent-ils voler aussi longtemps ?

Le vol des oiseaux migrateurs représente un exploit d’endurance. Pour parcourir parfois plusieurs milliers de kilomètres, les animaux migrateurs sont dotés d’une combinaison de caractéristiques anatomiques, physiologiques et comportementales adaptées aux longs voyages. En effet, le corps de ces oiseaux est généralement équipé d’ailes longues et étroites optimisées pour le vol plané. Elles offrent une meilleure portance et une dépense énergétique moindre.

Ces animaux présentent aussi une augmentation de la taille et de l’efficacité des poumons et du cœur, tandis que leurs muscles de vol sont plus endurants. Le bec de certains oiseaux migrateurs est également muni de capteurs du champ magnétique pour orienter leur vol.

4| Chardonneret élégant : un petit voyageur

Le chardonneret élégant est un petit passereau aux couleurs vives qui se nourrit principalement de graines pour oiseaux du ciel.

Sa population est sédentaire dans de nombreuses régions, mais certains migrent. Quoi qu’il en soit, le chardonneret élégant ne parcourt jamais de grandes distances pour migrer.

Si vous avez la chance d’apercevoir un chardonneret élégant, sachez qu’il vole avec une série de battements d’ailes rapides et de glissades ondulantes. Vous découvrez ainsi des marques jaune vif sur ses ailes.

Chardonneret élégant posé sur un tronc enneigé

5| Cigogne noire : la première à migrer

La cigogne noire est plus discrète que sa cousine blanche, elle niche dans les forêts et migre vers l’Afrique subsaharienne pour l’hiver.

Elle fait partie des premiers oiseaux migrateurs de l’année, car vous l’observerez en vol dès la fin de l’été. Sa migration postnuptiale s’effectue au retour des beaux jours.

Le vol de la cigogne noire est puissant avec des battements d’ailes lents et réguliers. Le cou est tendu en avant. 

N’hésitez pas à utiliser des jumelles pour vos observations d’oiseaux migrateurs à l’automne ou mieux, faites-vous accompagner par un expert de l’avifaune de votre région !

5 Cigognes noires en plein vol dans le ciel bleu
Vol de nuit VS vol de jour

Hirondelles, rouges-gorges et grands albatros migrent de nuit pour éviter les prédateurs, profiter du calme atmosphérique et d’une orientation grâce aux étoiles. Ils se reposent et se nourrissent le jour.

A contrario, cigognes, milans noirs et balbuzards pêcheurs migrent exclusivement de jour, car leur vue est aiguisée et ils utilisent les repères du sol (montagnes, rivières, etc.).

Enfin, certains oiseaux, comme le canard colvert, peuvent migrer de jour comme de nuit, en fonction des conditions de vol et des nécessités de leur voyage.

6 | Cygne chanteur : un son qui fait lever la tête vers le ciel

Le cygne chanteur est un grand oiseau aquatique au long cou. Il est principalement connu pour son chant mélodieux.

Il migre à l’automne et au printemps vers les zones de reproduction et d’hivernage au sud. Vous le retrouvez dans toutes les régions méridionales de l’Europe et de l’Asie.

Le cygne chanteur vole avec le cou tendu et de puissants battements d’ailes qui produisent souvent un bruit caractéristique de sifflement .

4 Cygnes chanteurs blancs qui atterrissent sur un lac

7 | Fauvette à tête noire : une migration postnuptiale tardive

Petit oiseau au plumage sobre accompagné d’une calotte noire chez le mâle, la fauvette à tête noire migre vers la Méditerranée et l’Afrique du Nord en hiver.

Elle migre dès l’automne et elle a tendance à revenir en avril quand le printemps est déjà installé.

Le vol de la fauvette à tête noire est direct avec des battements d’ailes rapides et peu de glissements.

Fauvette sur une branche avec un fruit rouge dans le bec

8 | Flamant rose : une migration restreinte

Oiseau élégant aux longues pattes et au plumage rose distinctif, le flamant rose est généralement sédentaire, mais certains groupes peuvent migrer, notamment pour effectuer des déplacements liés à la recherche de nourriture. 

Vous pourrez observer cet oiseaux migrateur en hiver sur les sites côtiers ou près des lacs plus chauds que ceux du Nord de la France.

En vol, les flamants roses forment souvent de grands groupes sociaux. Vous les reconnaîtrez à leur long cou et à leurs longues jambes tendus, ainsi qu’à travers des battements d’ailes lents et réguliers.

Banc de flamants roses les pattes dans l'eau au soleil couchant
Combien de temps dure le voyage des oiseaux migrateurs ?

Selon les espèces et leur destination, une migration prénuptiale ou postnuptiale peut durer de quelques jours à plusieurs semaines.

Quelle que soit leur taille, les oiseaux migrateurs peuvent voler de nombreuses heures par jour ou par nuit, s’arrêtant seulement pour se reposer et se nourrir.

9 | Grand albatros hurleur : le plus grand des oiseaux migrateurs

L’un des plus grands oiseaux marins du monde est connu pour ses longs voyages en mer durant lesquels il plane avec beaucoup de stabilité. 

Le grand albatros hurleur se déplace sur de grandes distances, parcourant parfois des milliers de kilomètres, mais toujours au sein des mers australes.

On peut ainsi considérer que le grand albatros hurleur vagabonde dans les océans du monde entier selon les ressources alimentaires disponibles, plutôt qu’il ne migre.

2 grands albatros hurleurs volant au-dessus des montagnes

10 | Grand cormoran : une migration aléatoire

Grand oiseau aquatique au plumage noir, le grand cormoran vole avec des battements d’ailes réguliers et le cou légèrement replié.

Certaines populations sont migratrices, tandis que d’autres sont sédentaires. Vous l’observerez en hiver sur les zones côtières ou dans les régions comptant de nombreux écosystèmes d’eau douce.

Les dates de migrations prénuptiale et postnuptiale du grand cormoran sont aléatoires et dépendent des régions et des populations concernées.

2 grands cormorans posés sur un ponton flottant

11 | Grue cendrée : une danseuse hors pair

Grande et élégante, la grue cendrée est connue pour ses danses nuptiales complexes.

Ce grand échassier migre vers le sud de l’Europe et en Afrique du Nord pour trouver des zones de nidification et d’hivernage.

Néanmoins, la grue cendrée fait partie des oiseaux qui reviennent tôt, à partir du mois de février.

Grues cendrées regroupées dans un champ brumeux

12 | Héron pourpré : un cou caractéristique en vol

Le héron pourpré est un grand échassier aux couleurs vives qui vit près des eaux douces.

Partiellement migrateur, le héron pourpré se déplace en fonction des ressources alimentaires. En hiver, vous l’observerez dans les zones plus chaudes de l’Europe du Sud et en Afrique.

Son vol est lent avec le cou replié en S et les ailes larges et arrondies.

Héron qui vole les ailes entièrement déployées

13 | Hirondelle rustique : le plus petit des oiseaux migrateurs

Symbole du printemps, l’hirondelle rustique construit des nids en boue. Ce petit passereau migrateur se dirige vers l’Afrique subsaharienne pour échapper à l’hiver européen.

Elle part fin septembre début octobre pour revenir assez tardivement, malgré la coutume qui veut que l’hirondelle annonce le printemps ! Vous pouvez l’observer sous nos latitudes à partir d’avril-mai.

Le vol de l’hirondelle rustique est acrobatique, rapide avec de nombreux virages et des glissades.

2 Hirondelles rustiques sur une branche
Quels sont les dangers rencontrés par les oiseaux en migration ?

Intempéries, pollutions atmosphérique et lumineuse, immeubles, lignes haute tension, éoliennes, prédateurs, les oiseaux migrateurs doivent s’adapter tout au long de leur voyage pour faire face aux dangers rencontrés dans le ciel.

La perte d’habitats naturels impacte aussi les repères des oiseaux qui se servent de leur environnement pour s’aiguiller tout au long de leur chemin.

14 | Martinet noir : le plus frileux des migrateurs

Le martinet noir passe la majeure partie de sa vie en vol. Vous le reconnaîtrez à ses longues ailes noires.

Il compte parmi les oiseaux migrateurs qui restent dans les régions chaudes de l’Afrique subsaharienne le plus longtemps. En effet, le martinet noir part dès la fin août pour ne revenir qu’au mois de mai, voire juin.

Son vol est agile grâce à des ailes longues et effilées. Il passe souvent au ras de l’eau ou des bâtiments.

Vol de martinets noirs dans le ciel bleu

15 | Milan noir : un vol caractéristique en migration

Rapace élégant à la queue fourchue, le milan noir est connu pour son agilité en vol décrivant régulièrement des cercles concentriques.

Cet oiseau migre vers l’Afrique subsaharienne à l’automne pour revenir au printemps.

4 Milans noirs perchés sur une barrière en bois dans un champ de blé

16 | Mouette Pygmée : visible dans le sud de la France

La mouette pygmée présente des habitudes migratoires complexes qui dépendent de la disponibilité de nourriture et du climat.

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Toutes les populations ne migrent pas et vous pourrez en observer toute l’année au niveau des zones côtières chaudes ou dans les eaux intérieures.

2 mouettes pygmées blanches qui volent

17 | Oie des moissons : un vol en V bien connu

Oiseau migrateur, l’oie des moissons se déplace en grands groupes vers les zones de reproduction et d’hivernage.

Elle migre ainsi vers les zones agricoles de l’Europe du Sud et de l’Ouest en période prénuptiale et revient au printemps.

Vol d'oies des moissons
Qu’est-ce que le vol en formation ?

Certains oiseaux, comme les oies et les grues, volent en formant un V ou un chevron, on parle ainsi de vol en formation. Cette organisation permet de réduire la résistance de l’air pour chaque oiseau qui suit le leader et d’économiser ainsi de l’énergie.

En outre, de nombreux oiseaux migrateurs exploitent les courants thermiques ou ascendants pour gagner de l’altitude sans trop d’efforts. En planant dans ces courants, ils économisent aussi de l’énergie.

18 | Pélican blanc : une allure majestueuse

Grand oiseau aquatique au grand bec caractéristique, le pélican blanc migre sur de longues distances vers les zones de reproduction et d’hivernage.

Vous ne pourrez pas le manquer avec sa poche gulaire caractéristique et ses immenses ailes grises et blanches. Comme beaucoup d’autres oiseaux migrateurs, le pélican blanc est fréquemment observé sur les zones côtières chaudes et à proximité des lacs intérieurs.

Son vol en grand groupe est majestueux grâce à ses ailes larges et à des glissements réguliers.

Pélicans blancs se reposant dans l'eau

19 | Rouge-gorge familier : un petit migrateur

Petit oiseau au ventre rouge vif, le rouge-gorge familier présente un vol rapide et ondulant avec des battements d’ailes rapides et des glissements courts.

Certaines populations sont sédentaires, tandis que d’autres migrent. Le rouge-gorge familier effectue des mouvements locaux plutôt que de longues migrations.

Rouge-gorge familier perché sur un arbuste en hiver

20 | Tarin des aulnes : le plus coloré des migrateurs

Petit passereau aux couleurs vives, le tarin des aulnes se nourrit de graines. Partiellement migrateur, il se déplace en fonction des ressources alimentaires.

Vous pourrez ainsi le retrouver dans la plupart des régions tout au long de l’année, sauf dans les plus arides.

Son vol ondulant est typique des fringillidés, avec des séries de battements d’ailes rapides suivies de glissades.

Tarin des aulnes perché sur une branche de sapin

21 | Tourterelle des bois : attention au bruit du décollage

La tourterelle des bois est une petite colombe au chant mélodieux. Elle migre à partir du mois de septembre vers l’Afrique subsaharienne et elle revient dès le mois de mars si le temps le permet. Le bruit de ses ailes se compare à un craquement ou à un grondement doux.

Couple de tourterelles perchées sur une ligne électrique


Migration prénuptiale ou migration postnuptiale, les oiseaux migrateurs présents dans nos régions parcourent pour certains des milliers de kilomètres chaque année pour trouver une zone clémente où se reproduire et se nourrir. Les dangers rencontrés au cours du voyage sont multiples et l’impact des activités humaines n’est pas sans conséquence sur l’avifaune. Chaque année, grâce au baguage, au suivi visuel et acoustique ou encore par balise GPS, la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) rend compte de l’évolution des populations sur notre territoire.

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